Chers Amis,
Nous voici arrivés à VENISE que nous allons visiter.
Voici quelques détails de nos précédentes étapes :
RIMINI
Vieille ville sympa, voir notamment son Ponte di Tiberio construit en 21 AC et toujours en service !
BOLOGNA
Ville attachante, avec sa prestigieuse université, la plus vielle
d’Europe, ses 37 km d’arcades, ses quartiers gourmands, sa fontaine de Neptune du sculpteur flamand Jean Bologne (XVIème siècle) (sculpteur illustre et talentueux que l’on retrouvera à maintes
reprises à Florence…).
FLORENCE
Il y a tellement
d’œuvres d’art à Florence qu’un choix de photos est difficile ! De plus, interdiction de photographier dans les musées...
Même les crochets pour attacher les chevaux étaient magnifiques !
Duomo (le dehors est flamboyant de marbres, l’intérieur est sobre ; la coupole est un exploit architectural : 2 calottes reliées entre elles par un système d’arcs ; 155 m de long : plus long que St-Paul à Londres ), Baptistère octogonal, sobre dehors – sauf les portes en bronze - et riche dedans : superbes mosaïques de style très byzantin. Ponte Vecchio inoubliable, domaine des bijoutiers.
Magnifique Palazzio Vecchio, demeure des Médicis.
Chapelle (funéraire) des Médicis, inoubliable de démesure et de richesses (incrustations de marbres saisissantes) :
Des sculptures splendides : Cosme Ier et l’enlèvement d’une Sabine (par notre ami belge Jean Bologne), le David de Michel-Ange, Persée brandissant la méduse.
Les chefs-d’œuvre du Bargello :
Un musée d’histoire de la science passionnant, notamment dédié à GALILEE : tant les Médicis que par la suite les Grands-Ducs de Habsbourg-Lorraine se sont passionnés pour la science et leurs collections se retrouvent ici. C’est une époque qui a vu en parallèle le développement des outils didactiques (superbes dans leur réalisation) pour faire comprendre et démontrer les phénomènes scientifiques (un créneau principalement exploité par les Anglais).
Les SIGISBEES FLORENTINS….. Wat is dat ???
En 1775, le Marquis de SADE fuit la France et débarque à Florence, pensant conquérir aisément les belles florentines. Que nenni : celles-ci sont affublées d’un « Sigisbée », sorte de compromis entre le chaperon et le chevalier servant, approuvé par leur mari. Il est même jugé indigne qu’une femme du monde sorte avec son mari, lequel peut être le Sigisbée d’une autre femme ! On ne sait pas si les Sigisbées devenaient des amants cachés. Il semble surtout que le Sigisbée était plutôt une soupape nécessaire pour échapper à l’enfermement mortifère des mariages arrangés (source : « Le roman de l’Italie insolite » de J. de Saint Victor, historien).
Pourquoi ne parle-t-on plus de Florence au Siècle des Lumières ?
Florence est toujours associée aux Médicis et il y a de quoi…. Toutefois, il semble que par la suite, le règne des Habsbourg-Lorraine fut exemplaire. Après le déclin de Florence induit par les derniers Médicis, le Grand-Duché de Toscane passe aux Habsbourg. Le grand-duc LEOPOLD (frère de Marie-Antoinette), Prince des Lumières et « despote éclairé », entreprend un vaste programme de réformes humanistes très ambitieuses, notamment sur le plan agraire. Il abolit des pratiques féodales ainsi que la peine de mort en 1787 (premier Etat moderne à le faire). Toutefois, on n’en parle pas…. Si Léopold s’est entouré des meilleurs experts et administrateurs, il a manifestement manqué d’un bon lobbying politique…. A méditer (il ne suffit pas de bien travailler, il faut encore le faire savoir !) (Même source que supra).
RAVENNE
Dès 476, Ravenne devient la capitale de l’Empire Romain d’Occident (à la place de Rome). Elle a notamment été marquée par le règne de Galla Placidia, reine avertie et dont le mausolée (construit au Vème siècle) est un bijou. Les basiliques de San Vitale (IVème s.) et de Sant’Appolinare Nuovo (Vème s.) sont également dotées de mosaïques magnifiques. Nous avons trouvé la représentation des Rois Mages très amusante !
SAN MARINO
La République de St-Marin est un des plus petits Etats du monde : 61 km² ! Perchée dans les montagnes surplombant Rimini, ses trois citadelles offrent des vues (d’avion) admirables sur la campagne environnante et l’Adriatique. Tout est bien propre et bien rangé et les voitures croisées ne sont pas tristes (paradis fiscal ? : nous n’avons pas creusé la question, mais…).
LAGUNE DE VENISE
Nous l’avons abordée en pleine tempête, heureux d’y trouver refuge par rapport à une Adriatique démontée. Nous nous sommes posés à l’Ile de CERTOSA, bien calme mais proche de Venise par vaporetto. Nous y sommes pour une semaine, donc nous aurons le temps d’explorer diverses facettes de la Sérénissime (suite au prochain numéro !).
COIN VOILE
Tempête féroce entre Rimini et Venise : nous nous en souviendrons !
Pour info, nous avons découvert à Rimini l’amarrage entre pieux par rapport aux pendilles chères à la Méditerranée : pas simple de se glisser là-dedans sans faire de casse, surtout par un bon vent de travers ! Mais, de façon surprenante, alors que c’était une « première », le Capitaine a géré cela de main de maître et le Marinero de service a admiré la manœuvre (il paraît que les Italiens ne sont pas des « kings » en la matière !...). Ouf ! (Marianne, toujours stressée à l’arrivée dans les ports a pu décompresser !).
Suite à VENISE.
Meilleures amitiés,
Marianne & Paul

































